Manifeste

Une IA vétérinaire qui ne remplace pas le vétérinaire.

Pourquoi nous construisons Empathy, et pourquoi nous le construisons comme ça.

Le constat

Le métier de vétérinaire est en train de craquer. Pas seulement à cause des consultations qui s'enchainent, ou des urgences le dimanche soir. Aussi parce qu'on demande aujourd'hui à un praticien d'être clinicien, pharmacologue, téléphoniste, comptable, manager, support psychologique des propriétaires, et vétérinaire légiste à ses heures perdues.

Les chiffres sont publics : la profession a un des taux de burn-out les plus élevés parmi les métiers de santé. Le suicide y est sur-représenté. Les jeunes diplômés qui quittent la clinique après deux ou trois ans ne sont plus une exception — c'est une tendance lourde.

Pendant ce temps, la médecine vétérinaire elle-même devient plus complexe. Plus d'espèces (NAC, exotiques), plus de protocoles, plus de médicaments, plus de pathologies récentes à connaître, plus de propriétaires informés qui posent des questions techniques.

L'IA n'est pas la solution. Mais elle peut faire partie de la solution.

L'intelligence artificielle dans la santé humaine s'est développée en deux directions très différentes. L'une promet de remplacer le médecin — et échoue, parce que la médecine n'est pas une question de calcul, c'est une question de jugement clinique appliqué à un humain unique. L'autre se contente d'assister — en résumant des dossiers, en préparant des notes, en retrouvant un protocole oublié. Cette deuxième direction commence à produire de vrais gains de temps, sans risque accru pour le patient.

En médecine vétérinaire, la même bifurcation s'amorce. Et nous voulons construire la deuxième version, fermement.

L'IA vétérinaire utile, c'est celle qui rend du temps clinique au praticien. Pas celle qui prétend faire son boulot.

Notre approche

Empathy est un outil d'aide à la décision, jamais un système de diagnostic certifié. Cette nuance n'est pas un détail juridique — c'est le cœur du produit. Concrètement, ça se traduit par des principes simples :

L'IA propose, le vétérinaire décide

Aucune action automatique. L'IA suggère des pistes, des examens, des posologies. Le praticien valide, ajuste ou ignore.

Probabilités conservatrices

Sans examens complémentaires, l'IA reste rarement au-delà de 60% de confiance. Pas de surconfiance, pas de fausse certitude.

Réservé aux diplômés

L'accès est restreint aux vétérinaires diplômés et étudiants vétérinaires. Pas de propriétaires en quête d'auto-diagnostic.

Données minimales

Pas de noms de propriétaires, pas de PII tierce, pas d'entraînement sur vos analyses. Le strict nécessaire.

Si la réponse de l'IA est inadaptée à un cas, c'est le métier du vétérinaire de le voir — et c'est la responsabilité de l'outil de ne jamais prétendre le contraire.

Pourquoi en France

Empathy est édité en France par SAS NEW SAVE, structurée selon le droit français et européen. La majorité de la pharmacopée que nous intégrons (149 médicaments à date) cible les spécialités vétérinaires EU/FR avec leurs AMM, et non les noms commerciaux américains. Quand une spécialité vétérinaire n'existe pas, nous affichons la DCI plutôt qu'un nom humain mal adapté.

L'hébergement, les sous-traitants et les flux de données sont déclarés dans la politique de confidentialité avec le détail des transferts hors UE et leur encadrement juridique (EU-U.S. Data Privacy Framework, clauses contractuelles types).

L'état actuel : beta publique

Nous sommes en beta publique, gratuite, ouverte aux vétérinaires diplômés sur inscription. Cette phase n'est pas une opération de communication : c'est la seule façon honnête de construire un outil vétérinaire utile, en confrontant le moteur à des cas réels et en l'améliorant sur la base des retours praticiens.

Les fonctionnalités actuelles — documentation complète ici — couvrent :

L'analyse radiologique, les protocoles vaccinaux automatisés et l'extension du bilan sanguin aux NAC sont à l'étude pour les versions ultérieures.

Notre engagement

Nous ne promettrons jamais de remplacer un vétérinaire. Nous ne prétendrons jamais avoir une précision diagnostique chiffrée tant que nous n'aurons pas d'étude clinique indépendante pour la prouver. Nous ne vendrons jamais des témoignages inventés ou des chiffres d'utilisation gonflés — notre changelog v0.20.0 documente d'ailleurs ce point pour la transparence.

Notre pari, c'est que les vétérinaires reconnaîtront un outil conçu sérieusement, et que le bouche-à-oreille fera le reste.

L'équipe Empathy SAS NEW SAVE · France · 2026

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